ANIMAUX TROP HUMAINS : WILD WILD WEB

Les insectes sociaux, comme les abeilles, les fourmis ou les termites ont toujours fasciné les hommes par la perfection de leur organisation.  Pourtant, sans leur faculté à sécréter une substance (cire, glu, phéromone…) ces insectes ne seraient pas amenés à se regrouper. 

Les premiers rassemblements ont pu avoir lieu grâce aux sécrétions bâtisseuses comme la soie, cette fibre magique qui construit, qui unit et qui parle. Parmi toutes les sécrétions animales, la soie est un formidable vecteur d’information qui favorise les liens sociaux.

Ainsi, d’étranges arthropodes tisseurs comme les chenilles, les embioptères, les araignées, les acariens et certaines fourmis utilisent la soie comme une matière « intelligente ». Elle devient une véritable arme au service de ces sociétés souvent exposées aux prédateurs. Cette fabuleuse matière est leur moyen de communication, de transport, de protection, d’alimentation, de reproduction privilégié.  La vie sociale s’organise dans ces réseaux, la soie faisant office de support pour la collectivité.

Dans leurs colonies qui rassemblent parfois plusieurs milliers d’individus, ces minuscules petites bêtes semblent avoir un planning individuel, et pourtant le groupe dans son ensemble est hautement organisé, sans qu’il n’y ait pour autant de chef . 

C’est ce que les scientifiques appellent l’intelligence en essaim (ou intelligence collective). Partant de l’étude de ces sociétés animales, ils ont créé des modèles informatiques dotés d’insectes virtuels, qui coopèrent pour résoudre des problèmes complexes comme le routage des données dans un réseau de télécommunication engorgé. Ceci est particulièrement utile pour Internet et les télécommunications parce que de tels réseaux n’ont pas de superviseur et doivent réagir de manière dynamique face aux fluctuations de l’information.

Le documentaire plonge au cœur de ces sociétés hautement organisées, dont certaines espèces sont rares, cachées aux quatre coins de la planète. Des techniques spécifiques de macro cinématographie, d’endoscopie, de microscopie électronique et de traitement par ordinateur permettent de s’immiscer dans un univers lilliputien pour nous dévoiler ses secrets.


Details: 52′

Ecrit et réalisé par Nicolas GABRIEL

International festival of insect film, Narbonne, France – Special award

European Film Festival- Valvert, Belgium – Best commentary Cristal Eagle award

Bird and wildlife festival, Abbeville, France – Best scenario and best special effects award

5th FIFALE festival, Rabat, Morocco – Bronze Crane Award